Chapitre I : La densité d’états électroniques en énergie dans un semiconducteur
I- Généralités
II- Modélisation d’un matériau en bandes d’énergie
II-1. Rappel sur la structure électronique d’un atome
II-2. Structure électronique d’un solide. Bandes d’énergie
III- Distinction entre métal – semiconducteur – isolant
IV- La densité d’états dans l’espace réciproque
IV-1. Valeurs discrètes de k. Espace réciproque
IV-2. Densité d’états électroniques g(k)\mathbf{g}(\mathbf{k})
V- Loi de dispersion de l’énergie au voisinage de ses extrémums
V-1. Loi de dispersion E( vec(k))\mathbf{E}(\vec{k})
V-2. Nature énergétique d’un semiconducteur
VI- Densité d’états électroniques en énergie N(E)\mathcal{N}(\mathbf{E})
VI-1. Définition
VI-2. Etats permis dans la bande de conduction
VI-3. Etats permis dans la bande de valence
Chapitre I : La densité d’états électroniques en énergie dans un semiconducteur
I- Généralités
Les semiconducteurs sont les matériaux de base des composants électroniques (diodes, transistors, …) et optoélectroniques (photo-détecteurs, photoémetteurs, photopiles, …). Leur résistivité rho\rho varie dans un domaine de valeurs intermédiaires entre celles du métal rho_(m)\rho_{m} et de l’isolant rho_(i)(rho_(i) < rho_(s) < rho_(m))\rho_{i}\left(\rho_{i}<\rho_{s}<\rho_{m}\right) :
La conductivité électrique sigma_(sc)=(1)/(rho_(sc))\sigma_{s c}=\frac{1}{\rho_{s c}} d’un semiconducteur augmente rapidement avec la température. En fait, les propriétés physiques d’un matériau, notamment ses propriétés électroniques et optiques sont en général intimement liées à la répartition énergétique de ses porteurs de charge (électron ( bar(e)),dots\bar{e}), \ldots ).L’analyse de cette distribution conduit à la notion de bandes d’énergie qui est considérée comme un modèle adéquat pour la précision de la nature d’un matériau donné.
II- Modélisation d’un matériau en bandes d’énergie
II-1. Rappels sur la structure électronique d’un atome
L’énergie des électrons d’un atome ne peut prendre que des valeurs discrètes bien déterminées correspondantes à des orbites données. Ces orbites, décrites par les électrons au cours de leurs mouvements, sont caractérisées par 4 nombres quantiques (Figure I-1):
– Nombre quantique principal n
A ces niveaux d’énergie correspondent des couches dans lesquelles les électrons ( bar(e)s\bar{e} s ) sont répartis. En partant du noyau, ces couches sont désignées par les lettres K , L, M,N,dots\mathrm{M}, \mathrm{N}, \ldots et sont repérées par le nombre quantique principal n\mathbf{n} égal respectivement à 1,2,3,4,dots1,2,3,4, \ldots
– Nombre quantique azimutal ℓ\ell
Chaque couche est divisée en sous couches notées s, p, d, f, … auxquelles correspond un nombre quantique azimutal ℓ\boldsymbol{\ell} égal respectivement à 0,1,2,3,dots,n-10,1,2,3, \ldots, n-1.
Figure I-1 : Structure électronique d’un atome.
– Nombre quantique magnétique m_(ℓ)\mathbf{m}_{\boldsymbol{\ell}}
Les électrons sont caractérisés dans leurs sous couches par un moment angulaire magnétique auquel correspond un nombre quantique magnétique mℓ\mathbf{m} \boldsymbol{\ell} égal à 0,+-1,+-2,dots,+-ℓ0, \pm 1, \pm 2, \ldots, \pm \ell. Ce nombre représente les états énergétiques possibles dans une sous couche donnée (schématisés par des cases électroniques).
– Spin :
C’est un nombre demi-entier ne pouvant prendre que les valeurs +(1)/(2)+\frac{1}{2} et -(1)/(2)-\frac{1}{2}. Dans ces conditions, le nombre maximum d’électrons d’une couche nn est 2n^(2)2 n^{2} (Tableau I-1).
Couche K L M N
n 1 2 3 4
Sous couches s S p s p d S p d f
l 0 0 1 0 1 2 0 1 2 3
n + ℓ 1 2 3 3 4 5 4 5 6 7
m_(ℓ) 0 0 « 0
+-1 » 0 0 +-1 0 +-1 +-2 0 0 +-1 0 +-1 +-2 0 +-1 +-2 +-3
Nombre d’états 1 1 3 1 3 5 1 3 5 7
Nombre d’électrons 2 2 6 2 6 10 2 6 10 14
2n^(2) 2 8 18 32 | Couche | K | L | | M | | | N | | | |
| :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: | :—: |
| n | 1 | 2 | | 3 | | | 4 | | | |
| Sous couches | s | S | p | s | p | d | S | p | d | f |
| l | 0 | 0 | 1 | 0 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 |
| n + $\boldsymbol{\ell}$ | 1 | 2 | 3 | 3 | 4 | 5 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| $\mathbf{m}_{\ell}$ | 0 | 0 | $\begin{gathered} 0 \\ \pm 1 \end{gathered}$ | 0 | 0 $\pm 1$ | 0 $\pm 1$ $\pm 2$ | 0 | 0 $\pm 1$ | 0 $\pm 1$ $\pm 2$ | 0 $\pm 1$ $\pm 2$ $\pm 3$ |
| Nombre d’états | 1 | 1 | 3 | 1 | 3 | 5 | 1 | 3 | 5 | 7 |
| Nombre d’électrons | 2 | 2 | 6 | 2 | 6 | 10 | 2 | 6 | 10 | 14 |
| $2 \mathrm{n}^{2}$ | 2 | 8 | | 18 | | | 32 | | | |
Tableau I-1 : Capacité maximale des couches électroniques
Un état énergétique (case électronique) dans une sous couche donnée peut être occupé au maximum par 2 électrons dont les spins sont antiparallèles (principe d’exclusion de Pauli). La règle de remplissage des couches électroniques se fait suivant les énergies croissantes (Figure I2). L’énergie d’un électron étant déterminée par les 2 nombres quantiques n\mathbf{n} et ℓ\boldsymbol{\ell}, le remplissage des états se fait selon les valeurs croissantes de la somme n+ℓ\mathbf{n}+\boldsymbol{\ell} ( n\mathbf{n} croissant pour une même valeur de ℓ\boldsymbol{\ell} ). De cette façon, l’ordre de remplissage des couches MM ( n=3\mathbf{n}=3 ) et NN ( n=4\mathbf{n = 4} ) se fait dans le sens n+ℓ\mathbf{n}+\boldsymbol{\ell} :
Ordre de remplissage des sous couches :
Figure I-2 : Remplissage des sous couches électroniques.
Cette règle connue sous le nom de règle de Klechkowski connaît cependant un certain nombre d’anomalies.
Exemple : le remplissage de la couche 5d avant la couche 4f.
Il semblerait que les 3 éléments du groupe IV aient les mêmes propriétés électroniques du fait de la similitude de remplissage de leurs couches externes (Tableau I-2).
Tableau I-2 : Structure électronique des éléments du groupe IV
Or, il n’en est rien du fait que l’on a affaire à des solides (et non des atomes isolés) et que les structures cristallines ne sont pas identiques pour ces éléments.
II-2. La structure électronique d’un solide – Bandes d’énergie
La notion de bandes d’énergie des électrons d’un cristal peut être traitée en détail à l’aide de la mécanique quantique. Dans ce qui suit, nous allons modéliser le semiconducteur par des bandes d’énergie en adoptant une approche phénoménologique.
Considérons N atones isolés, par exemple de l’élément Si du groupe IV du tableau de Mendeleïev. Initialement, ces atomes sont très éloignés les uns des autres et sont sans interactions, leur distance interatomique d est très grande par rapport à l’environnement atomique r ( d>>2r\mathrm{d}>>2 \mathrm{r} ). Dans ces conditions, ils sont caractérisés par des niveaux d’énergie discrets 1s,2s,2p,dots1 \mathrm{~s}, 2 \mathrm{~s}, 2 \mathrm{p}, \ldots, dont chacun est N fois dégénérés (Figure I-3).
Figure I-3 : Formation des bandes d’énergie du semiconducteur Si. ( d_(0)\mathrm{d}_{0} distance réticulaire du cristal à l’équilibre)
Lorsqu’on rapproche par exemple 2 atomes l’un de l’autre, ces niveaux sont dédoublés en raison de l’interaction de leurs potentiels. De cette façon, le principe de Pauli est satisfait. Rapprochons maintenant les N atomes les uns des autres pour former le cristal. Dans ce cas, le transfert d’un électron d’un site à un autre site voisin devient possible par les interactions, ce qui a pour effet la levée de dégénérescence des niveaux atomiques.
Chaque niveau va devoir se scinder en N niveaux discrets constituant une bande d’énergie et chaque électron dans le cristal formé aura une énergie propre voisine de celle de départ (phénomène de dégénérescence). Pour les électrons des "couches internes" (profondes K et L pour le silicium), la perturbation produite par le rapprochement d’atomes (proximité d’atomes voisins) sera d’autant plus faible que la couche est plus proche du noyau. Ces électrons
restent en fait très liés à un atome particulier. La multiplication des niveaux correspondants s’effectuera dans une bande d’énergie très étroite. Par contre, pour les couches externes (de valence M pour le Si ) renfermant des électrons faiblement liés à un atome particulier, ce phénomène a lieu sur un intervalle d’énergie beaucoup plus large à tel point qu’il pourra se produire des recouvrements de bandes (niveaux 3 s et 3 p ). Dans ce cas, le caractère s et p se perd et il se forme à l’équilibre ( d=do < 2r\mathrm{d}=\mathrm{do}<2 \mathrm{r} ) des bandes d’énergie séparées.
Résumé I
La levée de dégénérescence des niveaux dans un matériau conduit à la formation des bandes d’énergie permises (quasi-continum) séparées par des bandes d’énergie interdites (Figure I-4):
Les bandes profondes inférieures sont relatives aux états entièrement peuplés par les électrons fortement liés à leur noyau (électrons du cœur).
L’avant dernière bande contient les états des électrons de valence : c’est la bande de valence (BV).
La dernière bande contient les états des électrons libres de conduction: c’est la bande de conduction (BC).
L’écart d’énergie entre le maximum de BV ( E_(v)\mathrm{E}_{\mathrm{v}} ) et le minimum de BC(E_(c))\mathrm{BC}\left(\mathrm{E}_{\mathrm{c}}\right) correspondant à des états non permis, représente la largeur de bande interdite (gap BI) : Eg_(g)=E_(c)-E_(v)\mathrm{Eg}_{\mathrm{g}}=\mathrm{E}_{\mathrm{c}}-\mathrm{E}_{\mathrm{v}}.
La largeur Eg_(g)\mathrm{Eg}_{\mathrm{g}} est liée directement à la distance interatomique d_(0)\mathrm{d}_{0} : c’est l’énergie nécessaire pour rompre une liaison de valence et permettre à un électron de franchir le gap et de pouvoir se déplacer presque librement dans la BC.
Figure I-4: Diagramme des bandes d’énergie dans l’espace réel.
Exemples ( T = 300 K )
Semiconducteur
Carbone C
Silicium Si
Germanium Ge
d_(o)(« Å »)\mathbf{d}_{\mathbf{o}}(\mathbf{\AA})
1,54
2,35
2,44
E_(g)(eV)\mathbf{E}_{\mathbf{g}}(\mathbf{e V})
5,3
1,10
0,72
Semiconducteur Carbone C Silicium Si Germanium Ge
d_(o)(« Å ») 1,54 2,35 2,44
E_(g)(eV) 5,3 1,10 0,72| Semiconducteur | Carbone C | Silicium Si | Germanium Ge |
| :—: | :—: | :—: | :—: |
| $\mathbf{d}_{\mathbf{o}}(\mathbf{\AA})$ | 1,54 | 2,35 | 2,44 |
| $\mathbf{E}_{\mathbf{g}}(\mathbf{e V})$ | 5,3 | 1,10 | 0,72 |
Remarques
(i) Un électron situé à une distance "infinie" du noyau possède une énergie nulle (électron libre). L’énergie est la plus négative quand l’électron occupe la couche la plus proche du noyau n=1n=1.
(ii) Pour le Ge, la bande 1s (la plus proche du noyau) a une largeur de 10^(-3)eV10^{-3} \mathrm{eV}. La B.V a une largeur de 10 eV . La BC est encore plus large, elle est de 20 eV . Les BV et BC sont séparées par une BI de largeur 0,72eV0,72 \mathrm{eV} (à T=300K\mathrm{T}=300 \mathrm{~K} ). L’écart énergétique entre la bande 1s et la BV est d’environ 1,1xx10^(4)eV1,1 \times 10^{4} \mathrm{eV}.
(iii) Le phénomène de transport électronique concerne les porteurs de charges des bandes d’énergie les plus élevées. En effet, les bandes de basses énergies contiennent des électrons très liés à leur atome. Seuls des apports extérieurs d’énergie très élevée (rayon X par exemple) peuvent atteindre les couches internes.
Les bandes de basses énergies sont ainsi pleines si bien que le déplacement des électrons entre places vides soit impossible. Leur contribution à la conduction électrique est alors nulle.
(iv) Dans le cas du Si, les deux électrons 3s et les deux électrons 3p forment la BV qui compte alors 4 N électrons. Les 4 places vides du niveau 3 p se regroupent en une seule bande : la BC qui compte également 4 N places vides.
Résumé II
D’après l’analyse précédente, on peut traiter les états électroniques des porteurs de charges dans un matériau donné en le modélisant par des bandes d’énergie dont celles qui présentent un intérêt sont les deux dernières bandes: BV et BC. En particulier, pour l’étude du transport électronique dans les semiconducteurs, nous considérons uniquement ces deux dernières bandes.
III- Distinction entre métal – isolant – semiconducteur
A T=0K\mathrm{T}=0 \mathrm{~K}, les derniers états occupés représentent un niveau caractéristique appelé "niveau de Fermi". L’énergie maximale correspondante est dite "énergie de Fermi E_(f)\mathrm{E}_{\mathrm{f}} ". E_(f)\mathrm{E}_{\mathrm{f}} est en fait le potentiel électrochimique du matériau E_(f)=mu-ePhi\mathrm{E}_{\mathrm{f}}=\mu-\mathrm{e} \Phi où mu\mu est le potentiel chimique, Phi\Phi est le potentiel électrostatique et e est la charge élémentaire ( e=1,60217733 xx10^(-19)C\mathrm{e}=1,60217733 \times 10^{-19} \mathrm{C} ). La position de E_(f)\mathrm{E}_{\mathrm{f}} par rapport aux bandes BV et BC permet de préciser la nature électronique du matériau.
– Métal
Ef est situé dans BC (Figure I-5.a). ^(-10)^{-10}
La population des électrons libres dans la BC est disponible à la conduction.
Figure I-5.a : Diagramme des bandes d’énergie d’un métal.
– Isolant
Ef est situé en haut de la BV, la BC est entièrement vide (Figure I-5.b).
Eg est relativement grand ( 3-8eV3-8 \mathrm{eV} ) si bien qu’à quadT!=0\quad \mathrm{T} \neq 0 K , les excitations ne permettent pas aux électrons de la BV de franchir le gap et occuper les états de la BC.
Figure I-5.b : Diagramme des bandes d’énergie d’un isolant.
– Semiconducteur
Il a la même configuration des bandes que l’isolant sauf que Eg_(g)\mathrm{Eg}_{\mathrm{g}} a des valeurs relativement faibles (0,5-3eV)(0,5-3 \mathrm{eV}) de sorte que sous l’effet des excitations, certains électrons de BV peuvent atteindre les états de BC et contribuer à la conduction électronique (Figure I-5.c).
Figure I-5.c : Diagramme des bandes d’énergie d’un semiconducteur.
IV- La densité d’états dans l’espace réciproque IV-1. Les valeurs discrètes de vec(k)\overrightarrow{\boldsymbol{k}}. Espace réciproque
La dynamique des électrons dans un matériau est décrite par des fonctions d’onde Psi( vec(r),t)\Psi(\vec{r}, t) qui dépendent des variables spatiale vec(r)\vec{r} et temporelle tt. A ces fonctions sont associés des vecteurs d’onde vec(k)\vec{k} qui traduisent les états énergétiques des électrons (états électroniques).
Considérons un cristal parfait de dimensions X=N_(x)a,Y=N_(y)b,Z=N_(Z)c\mathrm{X}=\mathrm{N}_{\mathrm{x}} \mathrm{a}, \mathrm{Y}=\mathrm{N}_{\mathrm{y}} \mathrm{b}, \mathrm{Z}=\mathrm{N}_{\mathrm{Z}} \mathrm{c} (Figure I-6), où a,ba, b et c sont les paramètres de son réseau direct RD , défini dans l’espace direct ( O,x,y,zO, x, y, z ). Dans ce cristal, la fonction d’onde stationnaire Psi( vec(r))\Psi(\vec{r}) des porteurs obéit aux conditions aux limites cycliques dites conditions de Born-Von-Karman:
avec vec(L_(1))=N_(i) vec(a_(l));i=x\overrightarrow{\mathrm{L}_{1}}=\mathrm{N}_{\mathrm{i}} \overrightarrow{a_{l}} ; \mathrm{i}=\mathrm{x}, y ou z
Figure I-6 : Un cristal semiconducteur.
et vec(a_(l))= vec(a), vec(b)\overrightarrow{a_{l}}=\vec{a}, \vec{b} ou vec(c)\vec{c} vecteurs du réseau du cristal.
En assimilant les électrons à des ondes planes, on aura comme solution stationnaire à cette condition :
L’ensemble des extrémités des vecteurs vec(k)\vec{k} possibles forment un espace dit espace réciproque (espace des vec(k):(O,k_(x),k_(y),k_(z))\vec{k}:\left(\mathrm{O}, \mathrm{k}_{\mathrm{x}}, \mathrm{k}_{\mathrm{y}}, \mathrm{k}_{\mathrm{z}}\right), dual de l’espace réel {:( vec(r)))\left.\vec{r}\right). Si l’on désigne par vec(a)^(**)\vec{a}^{*}, vec(b)^(**)\vec{b}^{*} et vec(c)^(**)\vec{c}^{*} les vecteurs de base du réseau du cristal défini dans cet espace ("réseau réciproque RR"), un vecteur vec(k)\vec{k} donné associé à la fonction d’onde Psi_( vec(k))( vec(r))\Psi_{\overrightarrow{\mathrm{k}}}(\vec{r}) s’écrit :
IV-2. La densité d’états électroniques g( vec(k))\mathbf{g}(\vec{k})
Les valeurs discrètes de vec(k)\vec{k} nous permettent de définir dans l’espace réciproque la densité d’états électroniques g( vec(k))\mathrm{g}(\vec{k}). En effet, à tout état vec(k)\vec{k} correspond un volume v_( vec(k))^(**)v_{\vec{k}}^{*} construit sur les vecteurs vec(k)\vec{k} les plus petits :
avec v= vec(a).( vec(b)^^ vec(c))\mathrm{v}=\overrightarrow{\mathrm{a}} .(\overrightarrow{\mathrm{b}} \wedge \overrightarrow{\mathrm{c}}) est le volume de la maille élémentaire du réseau du cristal et V=N_(x)N_(y)N_(z)VV=N_{x} N_{y} N_{z} V est le volume du cristal.
Soit quadv_( vec(k))^(**)=((2pi)^(3))/((V))\quad v_{\vec{k}}^{*}=\frac{(2 \pi)^{3}}{\mathrm{~V}}
D’où l’on peut définir la densité des états électroniques dans l’espace réciproque par :
En tenant compte de la dégénérescence de spin (pour chaque état, il y’a deux possibilités de spin +-(1)/(2)\pm \frac{1}{2} ), la densité des états est en fait donnée par:
V- La loi de dispersion de l’énergie au voisinage de ses extrémums
V-1. Loi de dispersion E( vec(k))\mathbf{E}(\vec{k})
Dans l’espace réciproque, la surface iso-énergie (E( vec(k))=(\mathrm{E}(\vec{k})= constante) a en général une forme quelconque. Elle comporte des extremums (des maximums et des minimums). Au voisinage d’un extrémum vec(k)_(o)\vec{k}_{o}, la loi de dispersion en énergie E( vec(k))\mathrm{E}(\vec{k}) peut s’écrire :
Dans cette série et au voisinage de vec(k)_(o)\vec{k}_{o}, les termes en (( vec(k))- vec(k)_(o))^(q >= 3)\left(\vec{k}-\vec{k}_{o}\right)^{\mathrm{q} \geq 3} sont négligés.
Dans la partie quadratique de cette relation, les termes vec(grad)_( vec(k))^(2)E( vec(k))\vec{\nabla}_{\overrightarrow{\mathrm{k}}}{ }^{2} E(\vec{k}) et (( vec(k))- vec(k)_(o))^(2)\left(\vec{k}-\vec{k}_{o}\right)^{2} sont représentés par des tenseurs à 9 composantes:
et quad([(k_(x)-k_(o_(x)))^(2),(k_(x)-k_(o_(x)))(k_(y)-k_(o_(y))),(k_(x)-k_(o_(x)))(k_(z)-k_(o_(z)))],[(k_(y)-k_(o_(y)))(k_(x)-k_(o_(x))),(k_(y)-k_(o_(y)))^(2),(k_(y)-k_(o_(y)))(k_(z)-k_(o_(z)))],[(k_(z)-k_(o_(z)))(k_(x)-k_(o_(x))),(k_(z)-k_(o_(z)))(k_(y)-k_(o_(y))),(k_(z)-k_(o_(z)))^(2)])\quad\left(\begin{array}{ccc}\left(k_{x}-k_{o_{x}}\right)^{2} & \left(k_{x}-k_{o_{x}}\right)\left(k_{y}-k_{o_{y}}\right) & \left(k_{x}-k_{o_{x}}\right)\left(k_{z}-k_{o_{z}}\right) \\ \left(k_{y}-k_{o_{y}}\right)\left(k_{x}-k_{o_{x}}\right) & \left(k_{y}-k_{o_{y}}\right)^{2} & \left(k_{y}-k_{o_{y}}\right)\left(k_{z}-k_{o_{z}}\right) \\ \left(k_{z}-k_{o_{z}}\right)\left(k_{x}-k_{o_{x}}\right) & \left(k_{z}-k_{o_{z}}\right)\left(k_{y}-k_{o_{y}}\right) & \left(k_{z}-k_{o_{z}}\right)^{2}\end{array}\right)
Le produit de ces deux quantités est réalisé en effectuant la somme des différents produits ligne par ligne:
où ℏ=(h)/(2pi)\hbar=\frac{h}{2 \pi} avec h constante de Planck ( h=6,626 xx10^(-34)J.s\mathrm{h}=6,626 \times 10^{-34} \mathrm{~J} . \mathrm{s} ).
m_(ij)^(**)=(ℏ^(2))/((del^(2)E(( vec(k))))/(delk_(i)k_(j))) » est la masse effective des porteurs de charges au cours de leurs mouvements « m_{i j}^{*}=\frac{\hbar^{2}}{\frac{\partial^{2} E(\vec{k})}{\partial k_{i} k_{j}}} \text { est la masse effective des porteurs de charges au cours de leurs mouvements }
suivant la direction ( O,k_(i),k_(j)\mathrm{O}, \mathrm{k}_{\mathrm{i}}, \mathrm{k}_{\mathrm{j}} ). C’est la masse des porteurs subissant l’effet du potentiel cristallin (grandeur énergétique traduisant les interactions globales entre les différentes particules du cristal). Elle est équivalente à la masse de l’électron au cours de son mouvement et est ainsi différente de sa masse lorsqu’il est libre m_(0)\mathrm{m}_{0} (masse de l’électron libre m_(0)=9,1093897 xx10^(-31)Kg\mathrm{m}_{0}=9,1093897 \times 10^{-31} \mathrm{Kg} ).
Dans le cas des semiconducteurs présentant une symétrie spatiale élevée telle que la symétrie cubique (en particulier la base ( vec(a)^(**), vec(b)^(**), vec(c)^(**)\vec{a}^{*}, \vec{b}^{*}, \vec{c}^{*} ) de l’espace réciproque est orthogonale), les termes croisés en i!=j\mathrm{i} \neq \mathrm{j} sont tous nuls. E( vec(k))\mathrm{E}(\vec{k}) se réduit dans ce cas à :
Si vec(k)_(o)!=0\vec{k}_{o} \neq 0, par exemple sur l’axe ( O, vec(k)_(x)\mathrm{O}, \vec{k}_{x} ), la masse effective des électrons dont le mouvement est suivant une direction parallèle à vec(k)_(o)\vec{k}_{o} est dite longitudinale m_(xx)^(**)=m_(ℓ)^(**)m_{x x}^{*}=m_{\ell}^{*}. En
l’occurrence, lorsque le mouvement s’effectue dans une direction perpendiculaire à vec(k)_(o)\vec{k}_{o}, elle est dite transversale m_(yy)^(**)=m_(zz)^(**)=m_(t)^(**)m_{y y}^{*}=m_{z z}^{*}=m_{t}^{*} (mouvement isotrope dans toute direction du plan perpendiculaire à vec(k)_(o)\vec{k}_{o} ). Dans ces conditions, la loi de dispersion est donnée par:
avec a=sqrt((2m_(ℓ)^(**))/(ℏ^(2))[E(( vec(k)))-E( vec(k)_(o))])quada=\sqrt{\frac{2 m_{\ell}^{*}}{\hbar^{2}}\left[E(\vec{k})-E\left(\vec{k}_{o}\right)\right]} \quad et quad b=c=sqrt((2m_(t)^(**))/(ℏ^(2))[E(( vec(k)))-E( vec(k)_(o))])\quad b=c=\sqrt{\frac{2 m_{t}^{*}}{\hbar^{2}}\left[E(\vec{k})-E\left(\vec{k}_{o}\right)\right]}
Cette équation implique que la forme des surfaces iso-énergie (E( vec(k))=(\mathrm{E}(\vec{k})= constante) est un ellipsoïde de centre en vec(k)_(o)\vec{k}_{o}, cette surface est appelée vallée ellipsoïde.
D’après la symétrie, on peut avoir plusieurs extremums ( +-k_(o_(x)),+-k_(o_(y)),+-k_(o_(z))\pm k_{o_{x}}, \pm k_{o_{y}}, \pm k_{o_{z}} ) centres de vallées ellipsoïdales. Le semiconducteur est dit dans ce cas "multivallée". C’est le cas, par exemple, du semiconducteur Si dont la structure cubique donne lieu à 6 ellipsoïdes de centres ( 0 , {:+-k_(o_(x))),(0,+-k_(o_(y)))\left.\pm k_{o_{x}}\right),\left(0, \pm k_{o_{y}}\right) et (0,+-k_(o_(z)))\left(0, \pm k_{o_{z}}\right) (Figure I-7).
Figure I-7 : Représentation des surfaces iso-énergie dans le cas du Si.
V-2-2. Semiconducteur univallée
Dans le cas où le vecteur vec(k)_(o)= vec(0)\vec{k}_{o}=\overrightarrow{0}, l’extremum est unique. Dans ces conditions, on aura:
m_(ℓ)^(**)=m_(t)^(**)=m_(c)^(**) » et « E( vec(k))=E( vec(k)_(o))+(ℏ^(2)k^(2))/(2m_(c)^(**))m_{\ell}^{*}=m_{t}^{*}=m_{c}^{*} \text { et } \mathrm{E}(\vec{k})=\mathrm{E}\left(\vec{k}_{o}\right)+\frac{\hbar^{2} k^{2}}{2 m_{c}^{*}}
La surface iso-énergie (E( vec(k))=(\mathrm{E}(\vec{k})= constante )) est donc une sphère unique de centre O et de rayon :
On a ainsi une seule vallée et le semiconducteur est dit univallée, tel est le cas du GaAs.
VI- Densité d’états électroniques en énergie N(E)\mathcal{N}(\mathbf{E})
VI-1. Définition
Si l’on désigne la densité d’états électroniques en énergie par N(E)\mathcal{N}(\mathrm{E}), le nombre d’états permis d’énergie comprise entre E et E+dE\mathrm{E}+\mathrm{dE} sera donné par N\mathcal{N} (E) dE. Ce nombre correspond exactement au nombre d’états de vecteurs d’onde vec(k)\vec{k} compris entre les surfaces iso-énergie de rayons vecteurs vec(k)\vec{k} et vec(k)+d vec(k)\vec{k}+d \vec{k} (Figure I-8): intg( vec(k))d^(3) vec(k)\int \mathrm{g}(\vec{k}) d^{3} \vec{k}.
Soit quadN(E)=(g(( vec(k))))/(dE)[int_((S_(k)))dS_(k)]dk_(_|_)\quad \mathcal{N}(\mathrm{E})=\frac{\mathrm{g}(\vec{k})}{\mathrm{dE}}\left[\int_{\left(S_{k}\right)} d S_{k}\right] \mathrm{d} k_{\perp}
Explicitons dans la suite cette densité dans chacune des bandes BV et BC.
Figure I-8 : Surfaces iso-énergie.
VI-2. Etats permis dans la bande de conduction
VI-2-1. Cas d’un semiconducteur univallée
Dans ce cas, on a : E( vec(k)_(o))=E_(c)\mathrm{E}\left(\vec{k}_{o}\right)=\mathrm{E}_{\mathrm{c}} : minimum de BC (Figure I-9)
et m^(**)=m_(c)^(**)\mathrm{m}^{*}=m_{c}^{*} : masse effective des électrons dans BC.
Les surfaces iso-énergie ont la forme sphérique de rayon k (Figure I-10). Le volume élémentaire compris entre les sphères de rayon k et k+dk\mathrm{k}+\mathrm{dk} est donné par :
{:[ int vec(d^(3)k)=[int_((S_(k)))dS_(k)]dk_(_|_)=int_(0)^(2pi)int_(0)^(pi)k^(2)sin theta d theta d varphi dk],[((d)k_(_|_)=dk)],[],[ » d’où « quad4pik^(2)dk=(4pi)/(2)((2m_(c)^(**))/(ℏ^(2)))^((3)/(2))(E-E_(c))^((1)/(2))dE],[N_(c)(E)]:}\begin{aligned}
& \int \overrightarrow{d^{3} k}=\left[\int_{\left(S_{k}\right)} d S_{k}\right] \mathrm{d} k_{\perp}=\int_{0}^{2 \pi} \int_{0}^{\pi} k^{2} \sin \theta d \theta d \varphi d k \\
& \left(\mathrm{~d} k_{\perp}=\mathrm{dk}\right) \\
& \\
& \text { d’où } \quad 4 \pi \mathrm{k}^{2} \mathrm{dk}=\frac{4 \pi}{2}\left(\frac{2 \mathrm{~m}_{\mathrm{c}}^{*}}{\hbar^{2}}\right)^{\frac{3}{2}}\left(\mathrm{E}-\mathrm{E}_{\mathrm{c}}\right)^{\frac{1}{2}} \mathrm{dE} \\
& \mathcal{N}_{\mathrm{c}}(\mathrm{E})
\end{aligned}ù
VI-2-2. Cas d’un semiconducteur multivallée
Pour simplifier, considérons le cas où vec(k)_(o)= vec(k)_(o_(x))\vec{k}_{o}=\vec{k}_{o_{x}} :
Figure I-9 : Diagramme des bandes d’énergie d’un semiconducteur univallée.
Figure I-10 : Surfaces iso-énergie d’un semiconducteur univallée.
Soit ^((1)) vec(d^(3)k)=d((4)/(3)pi abc)quad{ }^{(1)} \overrightarrow{d^{3} k}=\mathrm{d}\left(\frac{4}{3} \pi a b c\right) \quad avec quad a=sqrt((2m_(ℓ)^(**))/(ℏ^(2))[E-E_(c)])quad\quad a=\sqrt{\frac{2 m_{\ell}^{*}}{\hbar^{2}}\left[E-E_{c}\right]} \quad et b=c=sqrt((2m_(t)^(**))/(ℏ^(2))[E-E_(c)])b=c=\sqrt{\frac{2 m_{t}^{*}}{\hbar^{2}}\left[E-E_{c}\right]} (voir annexe 1)
d’où en posant m_(eq)^(**)=(m_(ℓ)^(**)m_(t)^(**2))^((1)/(3))\mathrm{m}_{\mathrm{eq}}^{*}=\left(m_{\ell}^{*} m_{t}^{* 2}\right)^{\frac{1}{3}}, on trouve :
Pour la plupart des semiconducteurs qui sont de structure cubique, le maximum de la BV est en vec(k)_(o)= vec(0)\vec{k}_{o}=\overrightarrow{0}, il est unique; la bande est dite isotrope (Figure I-11). En introduisant la quantité négative m_(v)^(**)m_{v}^{*} ayant la dimension d’une masse, l’énergie d’un état électronique de vecteur d’onde vec(k)\vec{k} dans la BV s’écrit :
Sous excitation, les électrons peuvent transiter vers la BC laissant des états vides. On considère que ces états sont occupés par des quasiparticules appelées "trous".
Le trou représente ainsi l’absence d’un électron dans un cristal. Il n’est ni un positron, ni un proton, mais seulement une place libre pour un électron.
Figure I-11 : Illustration du caractère isotrope de la BV.
Le mouvement des trous dans le cristal est le résultat du comblement successif des états électroniques libres par les électrons (de l’occupation d’une place libre par un électron résulte une autre place libre, qui sera à son tour occupée par un autre électron et ainsi de suite).
Contrairement à l’électron porteur d’une charge négative q=-e < 0\mathrm{q}=-\mathrm{e}<0, le trou porte une charge positive q=+e > 0\mathrm{q}=+\mathrm{e}>0, sa masse est également positive: m_(p)^(**)=-m_(v)^(**) > 0m_{p}^{*}=-m_{v}^{*}>0. En comptant l’énergie positive vers le haut, l’énergie des trous s’exprime par:
{:[E=E_(v)-(ℏ^(2)k^(2))/(2m_(p)^(**))=>k=sqrt((2m_(p)^(**)[E_(v)-E])/(ℏ^(2)))quad » et « quad int vec(d^(3)k)=[int_((S_(k)))dS_(k)]dk_(_|_)=4pik^(2)dk],[((d)k_(_|_)=dk)]:}\begin{gathered}
\mathrm{E}=\mathrm{E}_{\mathrm{v}}-\frac{\hbar^{2} k^{2}}{2 m_{p}^{*}} \Rightarrow \mathrm{k}=\sqrt{\frac{2 m_{p}^{*}\left[\mathrm{E}_{\mathrm{v}}-\mathrm{E}\right]}{\hbar^{2}}} \quad \text { et } \quad \int \overrightarrow{d^{3} k}=\left[\int_{\left(S_{k}\right)} d S_{k}\right] \mathrm{d} k_{\perp}=4 \pi \mathrm{k}^{2} \mathrm{dk} \\
\left(\mathrm{~d} k_{\perp}=\mathrm{dk}\right)
\end{gathered}
Soit quadN_(v)(E)=(V)/(2pi^(2))((2m_(p)^(**))/(ℏ^(2)))^((3)/(2))(E_(v)-E)^((1)/(2))\quad \mathcal{N}_{\mathrm{v}}(\mathrm{E})=\frac{V}{2 \pi^{2}}\left(\frac{2 \mathrm{~m}_{\mathrm{p}}^{*}}{\hbar^{2}}\right)^{\frac{3}{2}}\left(\mathrm{E}_{\mathrm{v}}-\mathrm{E}\right)^{\frac{1}{2}}
Remarques
(i) Dans le cas d’un semiconducteur univallée, le minimum absolu de BC et le maximum absolu de BV sont situés tous deux en vec(k)= vec(0)\vec{k}=\overrightarrow{0}. Les transitions électroniques entre BV et BC se font alors directement sans changement de vecteur vec(k)\vec{k}. Le semiconducteur univallée est dit dans ce cas à gap direct (Figure I-12.a).
Dans le cas d’un semiconducteur multivallée, ces extremums sont situés en des points différents dans l’espace des vec(k)\vec{k}. Les transitions électroniques entre le maximum et le minimum absolus respectivement de BV et BC ne se font pas de manière directe. Le semiconducteur multivallée est dit à gap indirect (Figure I-12.b).
Figure I-12.a : Semiconducteur à gap direct.
Figure I-12.b : Semiconducteur à gap indirect.
Exemples :
Semiconducteur à gap indirect : Si, Ge, AlP, AlAs, AlSb.
Semiconducteur à gap direct : le reste des semiconducteurs : AlN, GaN, GaSb, GaAs, …
(ii) Dans le cas d’un semiconducteur multivallée, il faut multiplier la densité d’états électroniques N_(c)(E)\mathcal{N}_{\mathrm{c}}(\mathrm{E}) par le nombre de vallées équivalentes.
(iii) Dans le cas d’un métal, l’effet de ses limites est traduit par un potentiel constant V_(0)\mathrm{V}_{0}. Ce potentiel représente une barrière qui empêche les électrons de sortir du métal. A l’intérieur du métal, les électrons sont considérés libres. Leur masse est donc la même que celle au repos m_(0)\mathrm{m}_{0} et leur énergie est continue (Figure I-13):
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